« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

lundi 10 octobre 2016

Vandalisme à l'Église de Montebello lors du Rockfest 2016


L’église de Montebello s’est fait vandaliser pendant la fin de semaine du Amnesia Rockfest 2016. Dans la nuit du vendredi au samedi, des gens ont fait des graffitis sur les portes devant l’église qui donnent sur la rue principale de Montebello.



Il s’agit d’un cas isolé puisque des dizaines de milliers de personnes vont au Rockfest chaque année, mais c’est vraiment, vraiment tata. Une fenêtre du restaurant La Belle Bédaine a aussi été taguée par les graffeurs.

S’il y a une chose qui est vraiment cool et qui démarque le Rockfest des autres festivals et la tolérance de la ville et la police à laisser boire les gens/faire le party directement dans les rues de Montebello. Ce genre de comportement n’aide vraiment pas le festival.

Comme mentionné plus haut, ceci est un cas isolé parmi tous les festivaliers qui sont au Rockfest tous les ans. 99,99% des gens se comportent hyper bien. Reste que plusieurs festivaliers se sont aussi plaints de vols cette année. Gardez la bonne vibe pour les prochaines années. C’est ce qui fait tout le cachet du Rockfest.

Mise à jour : Le Rockfest a déjà tout repeinturé la devanture de l’église. Bon travail!

Le cimetière de Padoue vandalisé


MONUMENTS RENVERSÉS. Le cimetière de la petite municipalité de Padoue, dans la MRC de La Mitis, a été la cible d'un ou des vandales, au cours des derniers jours.



Une quarantaine de pierres tombales ont été jetées par terre. Dans toutes les allées du lieu de sépulture, des monuments ont été enlevés de leur socle et renversés sur le sol, épars.

Cet avant-midi, des citoyens défilaient dans le cimetière pour vérifier si la pierre tombale d'un parent défunt n'avait pas été endommagée. Les sœurs Colette et Aline Castonguay, respectivement de Les Capucins, en Gaspésie, et de Sainte-Blandine sont parties de chez elle ce matin pour constater l'état des lieux.



« C'est méchant et c'est ridicule de s'en prendre ainsi à un pauvre petit cimetière de village. C'est épouvantable ! » commente Colette Castonguay en jetant un regard dégoûté sur la scène. Sa sœur Aline renchérit : « Les pierres sont renversées et nous le sommes aussi. Ça n'a aucun sens, faut pas avoir de cœur » dit-elle, réconfortée en constatant que les pierres tombales de ses parents et grands-parents n'avaient pas été touchées.

Affairé à l'entretien de la tombe de son épouse, Jean-Guy Charette était lui aussi consterné. « Comment peut-on s'en prendre à un lieu sacré ? » s'est demandé l'homme.



La Fabrique de Padoue doit se réunir ce soir pour décider de la suite à donner. Une plainte a été formellement déposée à la Sûreté du Québec et une corvée pourrait avoir lieu prochainement, confirme la présidente de la Fabrique, Réjeanne Ouellet. « C'est ce que nous allons déterminer ce soir (mercredi) » a précisé madame Ouellet en déplorant le geste malveillant.

Cimetière de Joliette vandalisé


JOLIETTE. Des pierres tombales renversées au sol, une urne déterrée et vidée de son contenu, des vandales s'en sont pris au juste repos des morts au cimetière de Joliette dans la nuit de vendredi à samedi.



Une dizaine de pierres tombales semblent avoir été renversées de façon aléatoire dans le secteur est du cimetière, a pu constater TC Media.

Si la plupart ont seulement été retirées de leur socle, au moins une d'entre elle a été brisée.

Lors du passage du journal, les pierres tombales gisaient à côté de leur socle ou avaient été déposées à la verticale en avant de celui-ci.

Les vandales ont même déterré une urne du sol avant de la vider de son contenu, selon la Sûreté du Québec. Les dommages estimés dépassent 5000 $.

Les évènements se sont produits entre minuit et 11 h 45, selon ce qu'indique la Sûreté du Québec.

Une enquête a été ouverte et la police demande désormais l'aide du public afin d'épingler le ou les suspects de ces actes de vandalisme.

Toute information pouvant permettre d’identifier ces individus peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle au 1 800 659-4264.

Vandalisme au cimetière Saints-Anges de Jonquière


MÉFAITS. Le cimetière Saints-Anges de Jonquière a été le théâtre d'actes de vandalisme au goût douteux, dans la nuit de jeudi à vendredi.



C'est le fossoyeur de l'endroit qui a constaté les méfaits en arrivant sur les lieux, hier matin.

Ce dernier a immédiatement contacté la Corporation des cimetières catholiques de Jonquière pour leur faire part des évènements.

«Les cimetières sont souvent la cible de vandales. Il est fréquent de trouver des pierres renversées ou de surprendre des gens qui s'en servent comme cible de tir à l'arc, par exemple», nous explique Sonia Fortin de la Corporation des cimetières catholiques de Jonquière.

«Des gestes comparables à ceux constatés ce matin, [vendredi], arrivent environ une fois par an, mais ce qui s'est passé est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Nous avons décidé de porter plainte officiellement à la police de Saguenay afin que cessent ces gestes irrespectueux», poursuit-elle.

Des actes inexplicables

Des arbres ont été arrachés et ébranchés afin de former ce qui peut ressembler à un tipi.



Des pierres blanches ont été ramassées autour des épitaphes et disposées en forme de pentagramme, évoquant les rituels sataniques. Des feux ont été allumés à différents endroits. Des fleurs ont été arrachées et de la terre a été utilisée pour souiller le columbarium.



Un important nettoyage des lieux devra être effectué, aujourd'hui, en vue de la cérémonie en mémoire des défunts qui est prévue pour dimanche.
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Mme Fortin déplore ces gestes et invite la population à communiquer toute activité suspecte à la Sécurité publique de Saguenay ou directement aux bureaux de la Corporation des cimetières catholiques de Jonquière au 418-695-9444.

mercredi 5 octobre 2016

Action Militante au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Dans la paroisse de Saint-Ambroise au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une statue de notre seigneur Jésus-Christ a été odieusement profanée.



Le mouvement Tradition Québec a effacé le graffiti enfantin, mais de très mauvais goût (une svastika parachevée du fameux chiffre de la bête) le premier octobre pour redonner le respect due à ce glorieux monument.

Source

mardi 23 août 2016

L'église de Saint-Justin met l'ensemble de ses biens aux enchères


Le Sacré-Coeur de l'église de Saint-Justin a été vendu pour 250$.    

Le Sacré-Coeur de l'église de Saint-Justin a été vendu pour 250$.

lundi 6 juin 2016

Vol à l’église de Leclercville

Source

«La Fabrique de la paroisse Sainte-Emmilie de Leclercville a déposé une plainte pour introduction par effraction et vol, commis dans la nuit du 6 juin à l’église.

Le président de la Fabrique, Gilles Lamontagne, s’est dit déçu que la municipalité se fasse voler une partie de son patrimoine. Les voleurs sont repartis avec deux ostensoirs, des objets de culte qui servaient principalement lors des processions liturgiques.
Pas la première fois

Gilles Lamontagne et la Sûreté du Québec rappellent qu’il y a eu une vague de cambriolages dans les églises de la région il y a quelques années.

Celle de Leclercville avait été visée à l’époque et s’était fait voler un coffre-fort, deux vases sacrés et des registres. À la suite de cette introduction par effraction, la Fabrique avait renforci les portes du lieu de culte. »

mercredi 1 juin 2016

Le glas sonne pour l’église de Pierreville


La vieille église de briques rouges de Pierreville sera démolie malgré la volonté de citoyens de cette municipalité de la préserver en raison de son importance pour ce village situé à une trentaine de kilomètres de Nicolet. Aucune demande de soutien financier n’a été faite pour tenter de préserver ce bâtiment de 1855, affirme sa directrice générale.

« Vous n’habitez pas ici. Je n’ai pas à répondre à vos questions », a déclaré très à pic Lyne Boisvert, la directrice générale de Pierreville. Des demandes de soutien pour la préservation et la reconversion de l’église ont-elles été adressées au gouvernement ?« Aucune demande n’a été faite à nulle part. Allez-y, faites-nous mal paraître ! » La directrice générale de la municipalité a tenu à souligner à plusieurs reprises son mépris du travail des journalistes.

Travailler ensemble

Au village voisin d’Odanak, l’architecte Gérald McNichols Tétreau travaille à sauver un presbytère des Abénakis. Il se désespère de voir qu’on fait si peu de cas de l’église de Pierreville. « Les Abénakis ont peu de choses, mais ils tiennent à les garder. C’est incompréhensible que dans le village voisin, le clocher emblématique du lieu, celui qui donne une perspective unique au paysage, soit détruit. L’agencement est parfait avec ce bâtiment de briques rouges et les environs. C’est du patrimoine ! Il faut avoir un point de vue contemporain là-dessus : ce n’est pas de religion dont il est question ici mais de l’identité d’un village, d’une région. »

Pour l’architecte, il vaut la peine de réfléchir à la façon dont on peut redévelopper un lieu aussi symbolique. « Même sans argent, il y a moyen de travailler ensemble et d’avoir des idées intéressantes. » On doit notamment à McNichols Tétreau la réhabilitation du théâtre Corona à Montréal. Il a été membre du Conseil du patrimoine de Montréal et veille désormais à la restauration du site du Séminaire de Saint-Sulpice, lieu fondateur de la ville. « Il est aberrant qu’on ne voit pas le mal qu’on fait à nos villages en se comportant ainsi. »

Les grues nécessaires à la démolition de l’église sont arrivées lundi. Pierreville, par la voix de sa directrice générale, évoque une cheminée en mauvais état et un mur de soutènement abimé pour finalement aller de l’avant avec la démolition. Il n’y a cependant pas de risque que ça s’écroule, précise-t-elle, « mais les coûts sont importants » pour maintenir tout cela debout. La municipalité va dépenser « environ 100 000 $» pour la démolition, selon elle.

Au Conseil du patrimoine religieux Denis Boucher se dit surpris que le coût de la démolition soit si bas. Il cite des exemples d’église à la superficie semblable dont la démolition a coûté jusqu’à sept fois plus. « À ce prix, est-ce qu’on aurait pu attendre et miser sur le maintient du lieu en attendant qu’une opportunité se présente ? » Le choix à son sens se pose entre « s’endetter pour démolir plutôt que de dépenser pour préserver ce qu’il y a de plus beau dans un village ».

Un terrain amérindien ?

Pour l’artiste Peter Gnass, photographe et sculpteur bien connu, « ça n’a pas de sens de vouloir raser une église pareille ». Il y a deux ans, rappelle-t-il, « on avait évalué qu’elle était en bon état pour être transformée en clinique médicale. Et là on nous dit qu’elle n’est bonne qu’à être rasée ».

Gnass est propriétaire d’un atelier et d’une galerie d’art situé à proximité de l’ancien bâtiment religieux. Selon les documents d’archives qu’il a consulté, l’église de Pierreville a été construite au XIXe siècle sur un terrain cédé par les Abénakis à la stricte condition que cela serve à la construction d’une église. « Les Abénakis sont très rébarbatifs à se prononcer », dit Gérald McNichols Tétreau, tout en soulignant leur attachement à leur patrimoine.

Le coordonnateur aux revendications territoriales des Abénakis, l’historien Yvon Poirier, affirme que cette parcelle appartenait bel et bien aux autochtones. « C’est le seigneur Crevier de St-François qui se l’est aproprié. » La terre aurait été perdue dans une deuxième concession, vers 1868. Les Abénakis ont-ils l’intention de réclamer le terrain ? « C’est une toute petite parcelle », précise l’historien. Mais « un dossier a été constitué devant le tribunal des revendications territoriales dans une perspective plus large » qui comprend la parcelle, explique M. Poirier, tout en se disant curieux d’analyser les documents à l’origine de la construction de l’église.

Question de mémoire

Gnass souligne l’importance de l’église dans la structure visuelle des environs. « Que la ville veuille détruire son centre, son coeur, c’est incompréhensible. Les maisons vont perdre de la valeur. Tout autour est en briques rouges, les mêmes briques que l’église », dit l’artiste à qui l’on doit notamment la sculpture du métro LaSalle à Montréal.

« Je suis européen de naissance, précise Peter Gnass. En Europe, on a reconstruit nos souvenirs après la guerre pour préserver la mémoire. Ici, il n’y a pas eu de guerre, mais on démolit tout. »

Le site Internet officiel de la municipalité affirme d’ailleurs que Pierreville se signale« par ses nombreuses maisons de style victorien, un superbe presbytère construit dans le même esprit que son église de brique rouge tout à fait particulière ».

Reconversion

Les élus ont d’abord demandé des projets pour la reconversion de l’église, explique Lyne Boisvert. Il a été question d’y installer une pharmacie et une clinique médicale.« Il y a eu quatre projets de soumis. Il y a eu comme une entente entre un organisme et la municipalité. […] Cependant il y a eu une analyse. Ça n’a pas été retenu. Qui s’intéresse à sauver l’église ? Il y a des pro-église. » Une pétition circule à l’heure actuelle pour faire reculer les élus.

C’est désormais la construction d’un centre funéraire qui retient l’attention des élus.« Mais il va d’abord falloir un changement de règlement de zonage », lequel ne sera pas discuté en assemblée avant mercredi, explique la représentante de la ville. Pierreville va donc démolir son église avant même de savoir s’il est possible de construire autre chose ces lieux ? « Oui, on a décidé de démolir. »

Une affiche placardée sur les portes de bois de l’église signale qu’elle a sonné ses cloches pour la dernière fois le 9 mai. L’église n’était probablement pas admissibles aux programmes du Conseil du patrimoine religieux, estime Denis Boucher. « Mais il existe des programmes de transformation et de reconversion des bâtiments avec des paramètres d’utilité publique » auquel une municipalité peut avoir accès, dit-il.

Pour le Conseil du patrimoine religieux, le cas de Pierreville est représentatif du triste sort réservé aux églises dans plusieurs autres municipalités du Québec. « C’est une longue et triste histoire… Souvent, la décision de démolir arrive après des tentatives infructueuses qui ont pour effet de démobiliser le milieu. » Mais stabiliser en attendant de trouver une solution, cela peut aussi être une option à laquelle les villages doivent songer. « Une fois que c’est démoli, on ne peut plus rien faire. »

À son sens, « des enseignements seraient à tirer de ces échecs ». À commencer par le fait que « les moyens nous manquent » au Québec pour reconvertir ces bâtiments autrefois structurant pour les communautés locales. « Les villages sont laissés à eux-mêmes » avec ces problèmes et la démolition apparaît alors comme l’« illusion d’une solution ».

mardi 12 avril 2016

Témiscaming: ils vandalisent une église et volent les vins de messe

Des cambrioleurs s'en sont pris, dimanche, à l'église Sainte-Thérèse de Témiscaming, en Abitibi-Témiscamingue.

À l'intérieur, des méfaits ont été commis sur plusieurs objets religieux, dont des statues et des chandeliers, selon Christian Leclerc, porte-parole de la Sûreté du Québec. Les dommages sont évalués à 10 000 $, a-t-il spécifié.
Les malfaiteurs sont repartis avec une dizaine de bouteilles de vin de messe, a indiqué M. Leclerc.

Des enquêteurs de la SQ étaient sur place, dimanche, pour recueillir davantage d'information et récolter des preuves supplémentaires sur l'incident, a-t-il ajouté.

Aucun avis de recherche pour identifier et retracer les individus n'a été publié pour l'instant. Les policiers poursuivent leur enquête.

lundi 28 mars 2016

Richmond - Vandalisme d'une statue du Sacré-Coeur.


22 mars 2016 « (RICHMOND) La statue du Sacré-Coeur appartenant à l'église Sainte-Bibiane de Richmond a été lourdement vandalisée dans la nuit de lundi à mardi. Le monument de fonte érigé sur une base en ciment a été projeté au sol, se brisant en plusieurs morceaux sous l'impact de sa chute.»

««La statue devait avoir 20 à 25 pieds de haut, décrit M. Morin. Il y avait deux gros poteaux en métal de chaque côté et des lampadaires pour l'éclairer. Tout ça a été poussé par terre.»

Le vice-président de la paroisse s'explique mal comment les malfaiteurs ont pu s'y prendre pour endommager de la sorte une structure si imposante. «Cette statue-là a été bâtie dans les années 1925-1930, souligne-t-il. Elle a vu près de 100 ans de vents et de tempêtes : elle était très solide. Pour la pousser par terre, il fallait avoir de la machinerie. On a pensé que [les saccageurs] avaient peut-être un tracteur ou quelque chose comme ça, mais on a bien regardé et il n'y avait absolument aucune trace de pneus ou quoi que ce soit. Même la police était un peu embêtée.»»


Le tout dans l'indifférence politique et médiatique...

Trahison du clergé montréalais

En cette dernière semaine pascale, point culminant de la foi catholique, se manifestant par la réelle résurrection de Jésus-Christ, Dieu fait homme pour le salut du genre humain, le clergé moderniste, dit catholique romain, n'a certainement pas raté l'occasion de reconfirmer ses allégeances anti-chrétiennes et droits-de-l'hommistes. 

En ce jeudi saint, Joseph Bergoglio, le «pape» François 1er, a baisé les pieds de réfugiés d'autres confessions religieuses (dont des musulmans). Bergoglio le Jésuite a, comme tout son ordre religieux, laissé sa foi sombrer, en la transformant, en délaissant la tradition en faveur de la nouvelle « théologie de la libération » qui, depuis la moitié du vingtième siècle, est une doctrine visant non plus le salut des âmes d'un point de vue surnaturel, mais bien le salut des corps d'un point de vue matériel - et marxiste. C'est ainsi qu'ils se rangeront du côté des pauvres et des supposés opprimés, même sans qu'aucune des deux parties n'ait de véritable désir d'évangélisation ou de conversion.


Ici au Canada-français, l'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, s'est permis une autre énormité, contraire à la foi catholique, mais toujours en droite ligne avec cet esprit œcuménique et droit de l'hommiste en vogue depuis le concile Vatican II.  Il a, en effet, demandé aux catholiques d'ici de « ne pas regarder de travers (...) nos frères musulmans ». Alors que les églises ne tiennent plus debout au Québec, c'est une autre gifle dans la face des fidèles de la part de leur « élite » religieuse, d'avantage préoccupée par les autres confessions que par ses propres fidèles.


Après d'autres attentats perpétrés par des islamistes considérant chrétiens et laïcards comme des infidèles méritant la mort on demande plus d'ouverture à l'« autre », moins de frontières, moins de prudence et plus de contraintes envers les patriotes. Tout pour faciliter d'avantages d'attentats contre les peuples qui ont portés à bout de bras le catholicisme dans les derniers siècles.

Encore une déception, une autre trahison.

source (1)
source (2)

mardi 9 février 2016

La mort a fait son temps


Urnes funéraires abandonnées, nouveaux cultes voués aux arbres, incinérations massives plutôt qu’inhumations : les rites funéraires changent au Québec. Ce n’est pas sans motif que le gouvernement tente d’actualiser dans une loi ces nouvelles pratiques qui se conjuguent au commerce florissant de la mort. 

Le cimetière n’est plus systématiquement le choix des Québécois.

« La loi qui régit notre pratique date du début des années 1970. Les choses ont beaucoup changé depuis 40 ans », explique Denis Desrochers, président de la Corporation des thanatologues du Québec. On n’en est plus au temps des croque-morts, mais « il n’y a aucun cadre légal de la pratique professionnelle. Il y a des dérapages possibles. […] On va se le dire : il y en a des bons et des moins bons. Il faut que quelqu’un nous supervise pour que nous soyons intègres. »

Mais jusqu’où en balisant va-t-on banaliser la mort ? se demande l’anthropologue Luce Des Aulniers. « La maîtrise technique n’est pas la maîtrise symbolique. On veut mettre la mort à sa place. Mais ce n’est pas forcément une façon de pacifier la mort. […] Et qui va se mettre à contrôler toutes les dispositions de la loi ? »

La nouvelle loi prévoit ainsi un encadrement plus strict de la pratique de la dispersion des cendres. Mais qui va vérifier que les cendres ne sont pas dispersées dans « un endroit inapproprié » et, surtout, qui en jugera ?

Le projet de loi 66 modifie de façon importante plusieurs lois qui touchent de près à la disposition des cadavres, y compris des cendres, au travail de ceux qui en ont la charge et à la gestion des cimetières. Les permis de pratique en matière funéraire seraient désormais disponibles pour des entreprises plutôt que des individus.

Les thanatologues se réjouissent pour leur part de la volonté d’unifier la loi dans un seul document d’actualité, bien qu’il semble au président de leur corporation que des incohérences soient encore présentes.

Denis Desrochers ne comprend pas par exemple pourquoi il serait possible pour les citoyens de disposer des cendres à peu près à leur guise alors que les entreprises funéraires seraient limitées dans leurs pratiques. « Les gens vont pouvoir faire ce qu’ils veulent avec les cendres et moi, je vais devoir acheter un terrain au cimetière. C’est un des éléments trop encadrants de cette loi. Il faudrait des investissements massifs. C’est peu faisable ! »

Certains thanatologues s’inquiètent plus précisément des modalités de conservation des corps et de leur enterrement. Le projet de loi n’offrirait pas assez de balises encore quant à la durée pendant laquelle un corps peut être conservé ou la manière dont il convient de l’ensevelir. 

Horrifiée

Pour Jocelyne Dallaire-Légaré, présidente de l’entreprise Alfred Dallaire Memoria, la loi que tente d’adopter le gouvernement libéral pour réformer les pratiques funéraires se trouve déjà en retard par rapport à la réalité. Elle contient à son sens nombre d’irritants. Ses mots tombent : « Je trouve ça abject. Je suis horrifiée. »

Le projet de loi 66 marque ni plus ni moins selon elle le retour du religieux refoulé par la porte d’en arrière. « Il y a une concurrence entre les cimetières et les entreprises funéraires. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. » Or la nouvelle loi, à son sens, favorise indûment les cimetières. « À la fin des contrats, moi, je devrais déposer les cendres non réclamées au cimetière ? Je dois en conséquence acheter des emplacements dans un cimetière ? Les gens veulent désormais que les cendres de leurs proches soient dispersées dans la forêt, dans un lieu calme, qui leur tient à coeur. Donc, la nouvelle loi apparaît déjà rétrograde. »

La présidente d’Alfred Dallaire Memoria pointe aussi du doigt le fait que les cendres devraient être présentées dans un contenant rigide. « Pourquoi ? Si ça se dégrade, c’est mieux pour tout le monde. On offre désormais une urne en coton biodégradable. Il existe des urnes botaniques. En quoi ce n’est pas bien ? »

Il existe une tendance forte, explique l’anthropologue Luce Des Aulniers, en faveur de préoccupations qui se veulent écologiques. « Mais toute disposition des restes humains crée de la pollution, ne serait-ce que lorsqu’on les fait brûler. » Il est clair selon elle que cela s’attache aussi à des enjeux d’ordre commercial.

À Prévost, dans les Laurentides, on trouve Les Sentiers, une entreprise funéraire qui affirme opérer depuis 2009 « le tout premier cimetière à faible impact écologique ». Selon John Tittel, un des cofondateurs, il s’agissait d’« ajouter à l’expérience » de la mort dans un lieu « très design qui fait plus spa que cimetière ».

« On a essayé de faire le contraire de ce que les gens critiquent dans les cimetières, notamment le fait d’être écrasé par l’omniprésence de la mort. » Son cimetière voué seulement aux corps incinérés se veut « moins cartésien », dit-il. « On essaye d’être très contemporain. » Comme d’autres entreprises du genre, Les Sentiers offrent un terrain de jeu pour les enfants, des tables à pique-nique, des sentiers le long desquels on dispose des cendres dans des columbariums ou souvent près d’un arbre. « L’arbre est devenu un symbole très important. »

L’arbre s’enracine comme une pratique de plus en plus dominante. « On me demande même souvent, raconte John Tittel, si ce que fait la compagnie italienne Capsula Mundi est offert au Québec. Il s’agit de prendre un corps non embaumé, de le placer dans la position du foetus et de le placer dans une sorte de coquille biodégradable. On l’enterre et on plante un arbre dessus. L’ADN du corps se mélange ensuite à celui de l’arbre. Il est certain que si c’était offert, ce serait très demandé ici. » 


Des esprits forts

Les pratiques à l’égard de la mort ont vraiment beaucoup changé. En 1909, la militante féministe Éva Circé-Côté s’était attiré l’opprobre général de ses compatriotes en voulant faire incinérer les restes de son jeune époux, Pierre-Salomon Côté, connu pour être le médecin des pauvres. Pareils esprits rebelles à l’univers religieux se montrent au départ plus sensibles que d’autres aux avantages de la crémation comme manière de se distinguer.

Pour des esprits libéraux, la crémation constitue en effet une façon symbolique de se libérer des contraintes de l’Église. Amédée Papineau, le fils du révolutionnaire Louis-Joseph Papineau, se fait incinérer en 1903. Honoré Beaugrand, l’ancien maire franc-maçon, demande qu’on fasse de même en 1906. À Montréal, aussi bien dire au Québec, la crémation n’était proposée que depuis 1901 à la suite de l’installation d’un four crématoire au cimetière Mont-Royal, à l’instigation d’hommes d’affaires qui y voyaient entre autres choses l’efficacité d’une époque vouée aux avancées techniques, explique dans son travail l’historien Martin Robert. Dans l’univers chrétien, la crémation n’avait pourtant plus la faveur depuis des siècles. Depuis les années 1970, la faveur de l’incinération est montée en flèche. Sept morts sur dix sont désormais incinérés. Très souvent, on ne sait plus bien où se trouvent les morts.

« Il existe de plus en plus une confusion entre la vie et la mort », explique Luce Des Aulniers. « Il y a un refus clair de la mort à travers des formes diverses de sa banalisation. Par exemple, ce n’est pas forcément une façon d’apprivoiser la mort que d’avoir une urne funéraire sur la cheminée de son salon. Quand est-ce qu’on en a alors fini avec la mort ? La conduite du deuil a un sens. Les gestes comptent. Les morts doivent se trouver à la place des morts. Les anthropologues vous le diront ! »

La négation de la mort

« Je trouve que cette loi touche à beaucoup de choses, mais du bout des lèvres, au nom de la santé publique et de la dignité humaine », observe Luce Des Aulniers. « La santé publique, on voit ce que ça peut être, mais la “dignité humaine” est devenue le plus grand fourre-tout qui se puisse imaginer. »

On aura beau légitimer de nouvelles pratiques, légiférer sur des modalités à l’égard de la mort, le sens profond de la disparition se trouve mis en déroute dans une loi pareille, estime-t-elle. On n’a pas réfléchi en somme aux changements profonds qui se sont opérés dans nos sociétés. « En contrôlant les réalités matérielles, on se donne l’impression d’avoir une prise sur les réalités de la mort. On se donne une impression d’invulnérabilité. »

Et quelles sont les motivations profondes de tout cela ? « S’il y a un endroit où on fait de l’argent désormais, dit Luce Des Aulniers, c’est bien avec la mort. Pensez seulement à ce phénomène de réduction des cendres en bijoux à conserver sur soi. On a hypermatérialisé les restes ! L’entreprise funéraire va finir par payer pour ces excès comme l’Église catholique a payé pour les siens. »
 

vendredi 5 février 2016

Les Ursulines passent du français à l’anglais

Un communiqué de presse nous apprenait le 26 janvier que l’école des Ursulines, une des plus anciennes et des plus prestigieuses écoles privées au Québec, allait passer de l’enseignement en français – une tradition qui date des débuts de la colonie – à l’enseignement majoritairement en anglais pour une partie de ses élèves du primaire dès septembre 2016. 


Le directeur de l’école des Ursulines, M. Jacques Ménard, affirme que cela permettra « aux élèves de la haute-ville de Québec d'avoir accès à un enseignement en immersion anglaise, et ce, pour de nombreuses années ».

Voilà qui étonne. Qui étonne car, aux dernières nouvelles, l’immersion anglaise dans les écoles de langue française était prohibée par la Loi sur l’instruction publique (LIP). La loi est claire. Une école offrant de l’immersion anglaise aux francophones ne peut pas être subventionnée par le Ministère de l’Éducation du Québec.

Le réseau des « Vision Schools », qui se targue d’offrir de l’immersion anglaise aux petits francophones, n’est ainsi pas subventionné par le gouvernement du Québec.

De trois choses l’une : soit M. le Directeur de l’école des Ursulines ignore les dispositions de la LIP touchant la langue d’enseignement, soit il a déjà une entente en sous-main avec le ministre de l’Éducation pour faire modifier la LIP dans le sens souhaité, soit il est entendu que les Ursulines passeront du statut d’école privée subventionnée à celui d’école privée non subventionnée.

Quoi qu’il en soit, une telle nouvelle, qui tombe du fil de presse le même jour que le dévoilement des résultats d’une étude de l’IREC affirmant que 60% des immigrants allophones ne se francisent pas et que l’incohérence de la politique du gouvernement du Québec est largement responsable du recul du français à Montréal, illustre dramatiquement le recul que subit le français au Québec, recul qui touche maintenant ses institutions les plus prestigieuses.

Les communautés religieuses ont joué un rôle historique de premier plan pour ce qui est du maintien et du développement d’un réseau d’écoles françaises au Québec et ailleurs en Amérique de Nord. Réseau qui a permis à l’élite canadienne-française de s’instruire en français pendant presque 400 ans.

Voir maintenant une école telle que les Ursulines basculer à l’enseignement en anglais pour une partie de sa clientèle est un puissant symbole du démantèlement du Québec français qui est en cours.