« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

samedi 21 novembre 2015

L'isle-Verte: Le gouvernement veut sauver l'Église - le Diocèse veut son abandon.

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«L'église de L'Isle-Verte, une partie de son terrain, son décor intérieur et divers objets sacrés sont formellement classés bien patrimonial par le gouvernement du Québec.

La ministre de la Culture Hélène David en a avisé le Conseil de fabrique mardi. Les autorités religieuses locales et régionales s'opposaient à cette classification, car elle exige des dépenses supplémentaires que le milieu n'a pas les moyens de payer.

Les travaux de restauration de l'église sont estimés à 3 millions de dollars. Ce statut permet une subvention assumée à 80 % par le gouvernement du Québec, mais les 600 000 $ restants doivent être assumés par la communauté. L'économe diocésain de Rimouski, Michel Lavoie, est en désaccord avec la décision prise par Québec.»




vendredi 20 novembre 2015

Pitié pour les églises du Québec

SOURCE : Par Mathieu BOCK-COTE, 20 novembre 2015 

La nouvelle revient en boucle dans l’actualité: les églises du Québec tombent en ruine. Dans chaque paroisse, on cherche à sauver les plus belles, même si de temps en temps, on perd un joyau, comme on l’a vu récemment à l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec. Plus souvent qu’autrement, le temple n’en sera plus un. On ne pourra plus y prier ou célébrer la messe. C’est apparemment le prix à payer pour conserver les bâtiments et le patrimoine architectural qu’ils représentent. C’est triste. L’église sera quelquefois détruite. D’autres fois, elle sera convertie en bâtiment communautaire. Ou encore, en condos. 

À ce qu’on nous dit, c’est inévitable. Un peuple qui abandonne ses églises et ne les fréquente plus que pour des baptêmes de moins en moins nombreux doit accepter de les voir mourir. C’est une foi plus forte que tout qui avait permis de les ériger. Sans elle, on peut se demander comment elles tiendront debout. Une église vide, qu’on ne comprend plus, devenue culturellement indéchiffrable, et qui n’a plus rien de sacré, c’est peut-être la trace d’une civilisation en train de mourir. Paradoxalement, c’est peut-être à ce moment que ceux qui se voient comme les derniers conservateurs de cette civilisation renouent avec elle, comme on le voit en France.

Certains ont la foi. Ils sont de moins en moins nombreux. D’autres ne l’ont plus. Ou ne l’ont même jamais eu. Et pourtant, tous, d’une manière ou d’une autre, ont baigné dans une culture marquée par l’empreinte profonde du catholicisme. Plusieurs s’en désolent. De manière pavlovienne, ils maudissent notre «vieux fond judéo-chrétien» et s’imaginent que les Québécois seraient plus riches et plus libres s’ils parvenaient à s’en débarrasser. Lorsqu’ils pensent à l’histoire du catholicisme au Québec, ils la connotent très négativement. La mythologie de la grande noirceur nous écrase encore plus qu’on ne le croit. Elle rend notre passé inaccessible.

On aime célébrer la beauté des villages québécois. Mais peut-on imaginer un beau village sans une belle église? Longtemps, l’église du village ou même de la paroisse était la seule trace de beauté architecturale et culturelle dans un pays qui était fondamentalement dépossédé. Il faut dire que le catholicisme croyait encore en lui-même à ce moment. Sa liturgie était splendide. Il irriguait encore la culture en profondeur, et les écrivains lus par nos pères étaient pénétrés par ce catholicisme cherchant à comprendre et à transcender les tourments de l’âme humaine. Il faudrait bien un jour redécouvrir des auteurs comme Bernanos ou Péguy.

Mais le verdit, cruel, tombera quand même: une église ne peut pas survivre simplement comme une trace patrimoniale. Évidemment, on pourrait demander à l’État d’en faire plus pour les préserver. Et il le devrait. On pourrait aussi demander à l’Église catholique de mieux financer la réfection de ses églises et de ne pas y voir que des tas de pierre. Et elle le devrait aussi. Il se pourrait toutefois que l’Église doive renouer avec la conquête des âmes en se donnant la mission de faire renaître ici un catholicisme vivant. La chose est-elle possible? La nostalgie secrète que certains ressentent à l’occasion pour la foi de leurs ancêtres pourrait lui servir de terreau.

jeudi 19 novembre 2015

Montréal-est: Des condos sur le site de l’église Saint-Octave


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«Robert Coutu, maire de Montréal-Est, disait en juin espérer obtenir 1 M$ pour sa ville avec la vente des terrains de l’église Saint-Octave. La municipalité obtiendra plutôt 500 000 $, offerts par l’entreprise de développement immobilier Magma, l’un des deux seuls acheteurs qui se sont manifestés, pour la construction d’un ensemble de condominiums.»

«Rappelons que c’est en 2010 que la ville s’est fait acquéreuse de l’église, alors que la fabrique Saint-Octave était en grande difficulté
financière.»

Pour sa part, Sylvie Dauphinais, conseillère de l’opposition, s’est dit déçue et triste de savoir que l’église disparaîtrait définitivement à Montréal-Est. 
«Nous ne nous sommes pas defusionnés pour avoir un gros mammouth en ciment de plusieurs étages qui cache la vue du fleuve, dit-elle. Nous allons échanger notre patrimoine religieux culturel pour des condominiums haut de gamme. Je ne suis pas contente, je ne pense pas que ce choix ait été fait en pensant aux intérêts des Montréalestois.»

lundi 9 novembre 2015

Starbucks élimine Noël

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Les nouveaux contenants pour la saison des Fêtes, avec le logo de la compagnie sur un fond rouge uni, n’affichent plus aucune référence à Noël. «Avez-vous réalisé que Starbucks a éliminé Jésus et Noël sur ses verres», a questionné Joshua Feuerstein dans une vidéo sur Facebook »

« Joshua Feuerstein a créé le mot-clic #MERRYCHRISTMASSTARBUCKS pour que les internautes puissent partager leurs photos de contenants Starbucks identifiés avec des messages de Noël. Selon Starbucks, le design épuré des nouveaux verres pour le café a été choisi afin que les clients puissent raconter leurs propres histoires de Noël, à leur façon.»

Selon Wikipédia, le propriétaire de Starbucks, Howard Schultz, est un homme de «famille juive», il a également pris position en faveur du mariage gay et contre la vision chrétienne du mariage selon la droite américaine. La compagnie a aussi une politique en matière de «diversité»...

Pour trouver un Starbucks à Québec ou Montréal... voir ici

dimanche 1 novembre 2015

Patrimoine religieux: la débâcle des clochers


Tous les 10 jours depuis 12 ans, le Québec voit disparaître une page de son histoire avec la transformation, la fermeture ou la démolition d'une église. Voici un état des lieux de ces églises, témoins d'une époque révolue, devenues trop grandes et trop onéreuses.


Depuis 2003, une église sur six a fermé ses portes au Québec. Faute de croyants et de revenus suffisants pour maintenir ces édifices d'une certaine majesté, on a cadenassé, vendu, recyclé ou carrément rasé 450 églises. Et avec ces transformations qui s'inscrivent dans une tendance lourde, c'est une part du patrimoine religieux qui disparaît de notre paysage.

Les derniers chiffres de l'enquête du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) obtenus par La Presse, et qui seront présentés la semaine prochaine dans le cadre d'un forum national, ne trompent pas: la cadence de la mutation des lieux de culte s'est accélérée jusqu'à l'an dernier. Puis, un ralentissement dans l'exécution des changements s'est fait sentir en 2015, sans que le nombre de propositions de fermeture ou de conversion diminue pour autant. En fait, les projets sont en attente qui d'un soutien financier, qui de l'appui d'une municipalité, qui d'un sursaut d'intérêt patrimonial de la population.

Le phénomène des fermetures, des transformations et des démolitions est plus important dans les régions de la Montérégie et des Laurentides où, respectivement, une église sur cinq et une église sur quatre ont changé de vocation depuis 12 ans.

[...]

«C'est le point de rassemblement où les gens ne se rassemblent plus», constate le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, en entrevue à La Presse. «Il faut vivre avec cette réalité-là. Je ne voudrais en fermer aucune. Elles sont toutes belles et elles sont le témoin d'un riche passé. Mais on ne peut pas dire qu'on va mettre des centaines et des centaines de milliers de dollars, et même des millions, si on ne peut pas payer notre personnel pastoral, si on ne peut plus continuer à soutenir les pauvres et les organismes communautaires. On ne peut pas tout mettre notre argent sur la pierre, le plâtre et le chauffage. Il faut un budget aussi qui s'occupe des gens et qui transmet la foi.»

«La vente d'une église est un dernier recours parce qu'une fois l'église vendue, la communauté est morte», justifie M. Cardin.