« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

mercredi 25 février 2015

L'église de l'Ascension-de-notre-Seigneur convertie en salle multifonctionnelle

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(Municipalité de l'Ascension-de-notre-Seigneur)
L'église de l'Ascension-de-notre-Seigneur changera de vocation pour devenir une salle multifonctionnelle d'ici quelques mois. Le lieu de culte sera cédé aujourd'hui à la municipalité, pour la somme symbolique de 1 $.

La ville investira près de 1,5 million $ pour convertir cet édifice, qui continuera toutefois d'offrir des services religieux. En effet, des messes, des mariages et autres célébrations chrétiennes se tiendront encore dans ce futur édifice municipal qui accueillera diverses activités, dont des cours de sport, des conférences ou des fêtes familiales. La caisse Desjardins déménagera également son point de service à l'intérieur de l'église. 

La nef sera partagée entre tous les utilisateurs. Mais l'annexe où se trouve la sacristie sera entièrement réservée à la fabrique qui payera un loyer pour cette portion des lieux.
« On doit séparer l'État du religieux. Donc, on va réserver une place uniquement pour eux. Mais la fabrique pourra louer la nef si elle le souhaite », précise le maire Louis Ouellet.

« Si rien n'était fait, une fermeture aurait pu arriver dans quelques années. On ne voulait pas perdre les activités de culte et surtout ne pas laisser l'église se dégrader au fil du temps. Et si elle fermait, qui serait intéressé dans le privé à la récupérer? Ça m'étonnerait qu'un promoteur souhaite faire des condos à L'Ascension »

Le registre pour le règlement d'emprunt se tiendra le 23 mars prochain. Si tout se déroule comme prévu, les travaux débuteront en juin pour se terminer en septembre.

vendredi 20 février 2015

L'église Saint-Jean-Baptiste fermera ses portes le 24 mai

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(Québec) L'église Saint-Jean-Baptiste fermera officiellement ses portes le 24 mai. L'assemblée de fabrique demandera à l'Archevêque de Québec de fermer l'édifice datant de 1882 pouvant accueillir près de 2100 fidèles.

«Cette décision a été prise en raison de la situation financière déficitaire de la fabrique et de l'importance des coûts liés à l'entretien de cette église», peut-on lire dans un communiqué publié sur le site des paroisses Saint-Jean-Baptiste et Saint-Dominique. 

«Depuis 15 ans, plusieurs personnes et comités ont tenté, en vain, de trouver des solutions pour assurer la viabilité de ce magnifique édifice, coeur de la vie spirituelle et communautaire du quartier. Malheureusement, les contraintes liées, par exemple, à l'absence de stationnement et à la classification historique de l'édifice se sont toujours avérées des obstacles décisifs aux idées proposées.» 

Le gouvernement du Québec a lui-même classé l'Église Saint-Jean-Baptiste comme monument historique en 1991. À partir du moment où un monument est classé, le gouvernement a une responsabilité patrimoniale envers celui-ci. L'orgue de l'église est aussi classé bien culturel. Depuis une vingtaine d'années, environ 6 M$ ont été mis sur l'église pour des réparations.

«On a fait tous les paliers de gouvernement, on fait régulièrement des démarches. Tout le monde s'entend sur la beauté et la préservation du bâtiment, mais quand vient le temps de mettre la main dans les poches, c'est une autre problématique», rapporte l'Abbé Gingras. Il admet recevoir des subventions du gouvernement de temps à autre, mais les montants sont dérisoires pour réussir à maintenir en état un tel édifice.

«Ça ne tombera pas, un bâtiment de cette grandeur-là, mais il faut l'entretenir de façon régulière sinon les problèmes deviennent de plus en plus gros et après c'est encore plus cher», rappelle l'homme d'Église.

Le curé déplore l'indifférence face à tout ce qui est religieux et qui a pourtant fait l'histoire du Québec. «Plutôt que d'être fiers de tout ce que l'église a fait, on a mis l'accent sur tout ce qui était allé de travers, mais on oublie que l'église était à l'origine des soins de santé, de l'éducation, des loisirs. L'église est pourtant encore un lieu d'accueil et d'aide», rappelle-t-il.

Rappelons que récemment l'abbé Pierre Gingras, prêtre en charge, avait dénoncé notre patrimoine qui se meurt dans l'indifférence totale. L'église du patron des Canadiens-français, saint Jean Baptiste, ferme ses portes: faut-il y voir un signe?


MISE À JOUR 21 février:

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(Québec) Au lendemain de l'annonce de la fermeture de l'église Saint-Jean-Baptiste, la Ville de Québec refuse de jeter l'éponge et demande aux parties en présence de se réunir afin de s'entendre sur un projet porteur qui assurerait la survie de ce lieu de culte patrimonial.

La Ville aurait d'ailleurs récemment proposé une vocation alternative à l'église, proposition qui aurait été rejetée par le ministère de la Culture, selon Mme Lemieux. L'idée était de transformer l'espace en énorme salle de réception, sur le modèle de la chapelle du Musée de l'Amérique francophone, comme le décrit le curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Pierre Gingras.

Pour sa part, le curé Pierre Gingras dit ne pas avoir reçu d'échos positifs de la part du gouvernement en ce qui a trait au projet de transformation du bâtiment, construit en 1882. 

Aux yeux de l'évêque auxiliaire de Québec, Mgr Gaétan Proulx, cette annonce de fermeture est un «cri d'alarme» lancé par la paroisse pour «réveiller les alentours». Ce à quoi Pierre Gingras, plutôt défaitiste, répond : «ça fait longtemps qu'on crie.» 

«Mais dès que c'est religieux, tout le monde devient frileux», ajoute-t-il. «Nous, on ferme parce qu'on n'est plus capables.»

dimanche 15 février 2015

Fermeture de la faculté de théologie à l'Université de Sherbrooke

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La Vérité dans la charité
La décision de la direction de l'Université de Sherbrooke de fermer la faculté de théologie et d'études religieuses en transférant ses programmes dans un centre universitaire multidisciplinaire a provoqué des réactions dans notre milieu, surtout de la part des étudiantes et étudiants directement concernés. Ils ont été profondément déçus, comme bien d'autres, que leur université tant vantée pour sa culture de proximité et de souci des personnes n'ait pas eu le réflexe de les faire participer à une décision aussi lourde de conséquences pour leur propre avenir.

Ce qui pose une autre question fondamentale, sur l'identité de l'Université de Sherbrooke : peut-elle maintenir son statut, unique au Québec, d'université catholique, offrant une formation en théologie? Devra-t-elle réviser et renégocier sa charte et ses statuts? Mais plus grave encore, une telle décision, que l'on justifie par des impératifs budgétaires, constitue une sorte de pied de nez à ses origines et à son histoire. Cette université sexagénaire est issue de la volonté et de la ténacité des religieux et prêtres du temps, qui n'ont jamais vécu leurs engagements en fonction d'une logique comptable, dans la gratuité. On n'a peut-être pas pesé la portée historique et symbolique d'une telle décision.

Le fait de faire disparaître la théologie du paysage universitaire de Sherbrooke devient le symbole de toute notre société, qui a peu de souci de sa fibre spirituelle et religieuse et se plaint de l'envahissement d'autres systèmes de croyances. Le désert croît, disait Nietzsche. Pourtant, le contexte actuel plaide pour une solide formation dans le territoire religieux et théologique, à la fois dans la lucidité face aux enjeux nouveaux et dans la fidélité à un héritage riche de sens. Prononcer la mort de la théologie, à moyen et long terme, c'est un recul pour la culture, qu'on soit croyant ou non.

La faculté de théologie et d'études religieuses de l'Université de Sherbrooke fermera ses portes le 1er mai.

Pour rappel: L'Université de Sherbrooke a été créée le 4 mai 1954. Elle est issue du Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke, dont elle s'est détachée physiquement et administrativement en 1960. Ses trois premiers recteurs furent des ecclésiastiques. L'Université de Sherbrooke fut fondée par Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, qui porta à terme le rêve inachevé de son prédécesseur, Mgr Philippe Desranleau.

mardi 10 février 2015

L'église Saint-Philippe bientôt démolie

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(Trois-Rivières) Après des semaines à se consacrer au retrait de l'amiante des murs de l'église Saint-Philippe, l'entreprise chargée de sa démolition devrait finalement débuter la semaine prochaine le démantèlement de la structure de l'ancien bâtiment religieux.

La démolition de la structure pourrait alors, si tout va bien, s'amorcer dès la semaine prochaine.

Les cloches de l'église avaient été prélevées il y a quelques temps. Elles sont pour l'instant conservés chez un collectionneur de Rivière-du-Loup.

Mise à jour:

La dernière étape conduisant à la disparition de l'église Saint-Philippe s'amorcera mercredi. Après avoir retiré les clochers et enlevé l'amiante à l'intérieur de l'ancien temple catholique, l'entreprise CFG Construction commencera à démolir la bâtisse.

Le chantier devrait prendre fin au début du mois de mars.

lundi 2 février 2015

L'abbé Pierre Gingras dénonce notre patrimoine qui se meurt

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(Québec) Sans une aide gouvernementale, l'abbé Pierre Gingras ne voit pas comment la fabrique Saint-Jean-Baptiste pourrait sauvegarder son église qui nécessite 10 millions $ en travaux de rénovation. Un large pan de notre patrimoine religieux se meurt dans l'indifférence, dénonce-t-il.

À l'heure du débat sur la laïcité, le religieux estime que la société québécoise ne fait que recueillir ce qu'elle a semé. «Le gouvernement s'en lave les mains. Saint-Charles de Limoilou est fermée et ce n'est qu'une question de temps avant que d'autres églises ferment à leur tour. On a développé au Québec une profonde allergie à l'égard de tout ce qui est religieux. Il faut maintenant vivre avec les conséquences de nos choix. Que voulez-vous, on préfère investir 400 millions $ dans un amphithéâtre.»

La situation est la même partout dans la province. On ne compte plus les églises fermées, détruites ou réaffectées.