« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

lundi 14 décembre 2015

Le buste d'Isabelle la Catholique vandalisé!

- Ironiquement c'est la femme derrière la Reconquista et l'expédition de Christophe Colomb. Le succès dans la reconquête de terres autrefois chrétiennes vaut à Isabelle et Ferdinand d'être qualifiés de « Rois catholiques » par le pape Alexandre VI en 1494. - 


MONTRÉAL - Un buste d’Isabelle la Catholique, reine de Castille du 15e siècle, a été vandalisé au parc Laurier de Montréal, a constaté l’Agence QMI tôt lundi.

L’œuvre installée dans ce parc de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a été recouverte de peinture rouge. Une inscription mentionnant «Coupable de crime contre l’humanité» apparaissait aussi à l’arrière du buste de celle qui a appuyé l’expédition qui mena Christophe Colomb en Amérique.

Ce monument a été offert à la Ville de Montréal par le consul général d’Espagne en 1959, à l’occasion du 467e anniversaire du voyage du navigateur Christophe Colomb en Amérique, en 1492.
Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé que cet acte de vandalisme a été signalé dimanche soir vers 23h par un citoyen qui a vu un suspect asperger le buste. Personne n’a toutefois pas été arrêté, mais la police mène une enquête.

samedi 21 novembre 2015

L'isle-Verte: Le gouvernement veut sauver l'Église - le Diocèse veut son abandon.

Source

«L'église de L'Isle-Verte, une partie de son terrain, son décor intérieur et divers objets sacrés sont formellement classés bien patrimonial par le gouvernement du Québec.

La ministre de la Culture Hélène David en a avisé le Conseil de fabrique mardi. Les autorités religieuses locales et régionales s'opposaient à cette classification, car elle exige des dépenses supplémentaires que le milieu n'a pas les moyens de payer.

Les travaux de restauration de l'église sont estimés à 3 millions de dollars. Ce statut permet une subvention assumée à 80 % par le gouvernement du Québec, mais les 600 000 $ restants doivent être assumés par la communauté. L'économe diocésain de Rimouski, Michel Lavoie, est en désaccord avec la décision prise par Québec.»




vendredi 20 novembre 2015

Pitié pour les églises du Québec

SOURCE : Par Mathieu BOCK-COTE, 20 novembre 2015 

La nouvelle revient en boucle dans l’actualité: les églises du Québec tombent en ruine. Dans chaque paroisse, on cherche à sauver les plus belles, même si de temps en temps, on perd un joyau, comme on l’a vu récemment à l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec. Plus souvent qu’autrement, le temple n’en sera plus un. On ne pourra plus y prier ou célébrer la messe. C’est apparemment le prix à payer pour conserver les bâtiments et le patrimoine architectural qu’ils représentent. C’est triste. L’église sera quelquefois détruite. D’autres fois, elle sera convertie en bâtiment communautaire. Ou encore, en condos. 

À ce qu’on nous dit, c’est inévitable. Un peuple qui abandonne ses églises et ne les fréquente plus que pour des baptêmes de moins en moins nombreux doit accepter de les voir mourir. C’est une foi plus forte que tout qui avait permis de les ériger. Sans elle, on peut se demander comment elles tiendront debout. Une église vide, qu’on ne comprend plus, devenue culturellement indéchiffrable, et qui n’a plus rien de sacré, c’est peut-être la trace d’une civilisation en train de mourir. Paradoxalement, c’est peut-être à ce moment que ceux qui se voient comme les derniers conservateurs de cette civilisation renouent avec elle, comme on le voit en France.

Certains ont la foi. Ils sont de moins en moins nombreux. D’autres ne l’ont plus. Ou ne l’ont même jamais eu. Et pourtant, tous, d’une manière ou d’une autre, ont baigné dans une culture marquée par l’empreinte profonde du catholicisme. Plusieurs s’en désolent. De manière pavlovienne, ils maudissent notre «vieux fond judéo-chrétien» et s’imaginent que les Québécois seraient plus riches et plus libres s’ils parvenaient à s’en débarrasser. Lorsqu’ils pensent à l’histoire du catholicisme au Québec, ils la connotent très négativement. La mythologie de la grande noirceur nous écrase encore plus qu’on ne le croit. Elle rend notre passé inaccessible.

On aime célébrer la beauté des villages québécois. Mais peut-on imaginer un beau village sans une belle église? Longtemps, l’église du village ou même de la paroisse était la seule trace de beauté architecturale et culturelle dans un pays qui était fondamentalement dépossédé. Il faut dire que le catholicisme croyait encore en lui-même à ce moment. Sa liturgie était splendide. Il irriguait encore la culture en profondeur, et les écrivains lus par nos pères étaient pénétrés par ce catholicisme cherchant à comprendre et à transcender les tourments de l’âme humaine. Il faudrait bien un jour redécouvrir des auteurs comme Bernanos ou Péguy.

Mais le verdit, cruel, tombera quand même: une église ne peut pas survivre simplement comme une trace patrimoniale. Évidemment, on pourrait demander à l’État d’en faire plus pour les préserver. Et il le devrait. On pourrait aussi demander à l’Église catholique de mieux financer la réfection de ses églises et de ne pas y voir que des tas de pierre. Et elle le devrait aussi. Il se pourrait toutefois que l’Église doive renouer avec la conquête des âmes en se donnant la mission de faire renaître ici un catholicisme vivant. La chose est-elle possible? La nostalgie secrète que certains ressentent à l’occasion pour la foi de leurs ancêtres pourrait lui servir de terreau.

jeudi 19 novembre 2015

Montréal-est: Des condos sur le site de l’église Saint-Octave


Source

«Robert Coutu, maire de Montréal-Est, disait en juin espérer obtenir 1 M$ pour sa ville avec la vente des terrains de l’église Saint-Octave. La municipalité obtiendra plutôt 500 000 $, offerts par l’entreprise de développement immobilier Magma, l’un des deux seuls acheteurs qui se sont manifestés, pour la construction d’un ensemble de condominiums.»

«Rappelons que c’est en 2010 que la ville s’est fait acquéreuse de l’église, alors que la fabrique Saint-Octave était en grande difficulté
financière.»

Pour sa part, Sylvie Dauphinais, conseillère de l’opposition, s’est dit déçue et triste de savoir que l’église disparaîtrait définitivement à Montréal-Est. 
«Nous ne nous sommes pas defusionnés pour avoir un gros mammouth en ciment de plusieurs étages qui cache la vue du fleuve, dit-elle. Nous allons échanger notre patrimoine religieux culturel pour des condominiums haut de gamme. Je ne suis pas contente, je ne pense pas que ce choix ait été fait en pensant aux intérêts des Montréalestois.»

lundi 9 novembre 2015

Starbucks élimine Noël

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Les nouveaux contenants pour la saison des Fêtes, avec le logo de la compagnie sur un fond rouge uni, n’affichent plus aucune référence à Noël. «Avez-vous réalisé que Starbucks a éliminé Jésus et Noël sur ses verres», a questionné Joshua Feuerstein dans une vidéo sur Facebook »

« Joshua Feuerstein a créé le mot-clic #MERRYCHRISTMASSTARBUCKS pour que les internautes puissent partager leurs photos de contenants Starbucks identifiés avec des messages de Noël. Selon Starbucks, le design épuré des nouveaux verres pour le café a été choisi afin que les clients puissent raconter leurs propres histoires de Noël, à leur façon.»

Selon Wikipédia, le propriétaire de Starbucks, Howard Schultz, est un homme de «famille juive», il a également pris position en faveur du mariage gay et contre la vision chrétienne du mariage selon la droite américaine. La compagnie a aussi une politique en matière de «diversité»...

Pour trouver un Starbucks à Québec ou Montréal... voir ici

dimanche 1 novembre 2015

Patrimoine religieux: la débâcle des clochers


Tous les 10 jours depuis 12 ans, le Québec voit disparaître une page de son histoire avec la transformation, la fermeture ou la démolition d'une église. Voici un état des lieux de ces églises, témoins d'une époque révolue, devenues trop grandes et trop onéreuses.


Depuis 2003, une église sur six a fermé ses portes au Québec. Faute de croyants et de revenus suffisants pour maintenir ces édifices d'une certaine majesté, on a cadenassé, vendu, recyclé ou carrément rasé 450 églises. Et avec ces transformations qui s'inscrivent dans une tendance lourde, c'est une part du patrimoine religieux qui disparaît de notre paysage.

Les derniers chiffres de l'enquête du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) obtenus par La Presse, et qui seront présentés la semaine prochaine dans le cadre d'un forum national, ne trompent pas: la cadence de la mutation des lieux de culte s'est accélérée jusqu'à l'an dernier. Puis, un ralentissement dans l'exécution des changements s'est fait sentir en 2015, sans que le nombre de propositions de fermeture ou de conversion diminue pour autant. En fait, les projets sont en attente qui d'un soutien financier, qui de l'appui d'une municipalité, qui d'un sursaut d'intérêt patrimonial de la population.

Le phénomène des fermetures, des transformations et des démolitions est plus important dans les régions de la Montérégie et des Laurentides où, respectivement, une église sur cinq et une église sur quatre ont changé de vocation depuis 12 ans.

[...]

«C'est le point de rassemblement où les gens ne se rassemblent plus», constate le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, en entrevue à La Presse. «Il faut vivre avec cette réalité-là. Je ne voudrais en fermer aucune. Elles sont toutes belles et elles sont le témoin d'un riche passé. Mais on ne peut pas dire qu'on va mettre des centaines et des centaines de milliers de dollars, et même des millions, si on ne peut pas payer notre personnel pastoral, si on ne peut plus continuer à soutenir les pauvres et les organismes communautaires. On ne peut pas tout mettre notre argent sur la pierre, le plâtre et le chauffage. Il faut un budget aussi qui s'occupe des gens et qui transmet la foi.»

«La vente d'une église est un dernier recours parce qu'une fois l'église vendue, la communauté est morte», justifie M. Cardin.

jeudi 15 octobre 2015

Patrimoine menacé de destruction pour faire place à la communauté juive

Source



Des citoyens de Notre-Dame-de-Grâce s’opposent farouchement à la démolition d'une église centenaire, menacée par un projet de construction de maisons de ville et l’établissement d’une communauté juive.

Une assemblée publique de consultation pour un projet particulier de construction résidentielle s’est terminée avec éclat hier soir. Des dizaines de citoyens ont exprimé avec émotion leur opposition à la démolition de l'ancienne église Saint-Columban pour y construire sept maisons de ville.

Le terrain de l’église appartient à une compagnie à numéro, qui loue les locaux du centre communautaire adjacent à la Chabad NDG, une communauté juive, depuis 2013. Les discussions de l’assemblée concernaient autant l’aspect patrimonial de l’église Saint-Columban que les activités de la Chabad, jugées trop bruyantes pour le quartier.

«Une église qui est classée ne devrait pas être retirée selon le bon vouloir des élus. Qui sommes-nous pour juger que cette église n'a plus de valeur?» de s'interroger vivement Monique Charpentier.

vendredi 9 octobre 2015

Gatineau: vandalisme, vol et indifférence...

Encore une enquête pour vol et vandalisme et non pour «crime haineux» ... et si c'était une synagogue ou une mosquée ?


«C'est une bien mauvaise surprise qui attendait les bénévoles de la Fabrique lorsqu'ils sont entrés au presbytère de l'église Saint-François-de-Sales de Gatineau vendredi matin. L'endroit a été la cible d'un ou des vandales qui ont fait d'importants dégâts.

Des portes, des meubles, les murs et même le plafond ont été endommagés. La valeur de l'étendue des dégâts n'a pas encore été chiffrée, mais le vice-président de la Fabrique Yvon Méthot estime qu'il sera dispendieux de tout réparer.»

«Le ou les suspects se seraient introduits en fracassant une fenêtre des locaux de la soupe populaire avec une roche. Même si aucune somme n'a été volée, des objets seraient disparus.»

L'archevêque de Gatineau Paul-André Durocher a pu lui-même constater les dégâts puisqu'il célébrait ce week-end le 175e anniversaire de la paroisse Saint-François-de-Sales.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) confirme avoir ouvert une enquête pour entrée par effraction, vol et vandalisme.


dimanche 20 septembre 2015

Vandalisme d'un cimetière à Acton-Vale

Source

«La Sûreté du Québec enquête à la suite de méfaits commis ce mardi au cimetière d’Acton Vale.

Une quarantaine de pierres tombales ont été vandalisées.

Peu avant 12 h 30, les policiers ont été contactés concernant la présence de plusieurs jeunes dans le secteur.

Deux d’entre eux ont été mis en état d’arrestation alors que d’autres doivent être rencontrés dans les prochaines heures.»

vendredi 11 septembre 2015

Saguenay: État de décrépitude des églises



Les églises depuis 4 ans: 61 démolitions...


BILAN:

  • 190 sans nouvelles fonctions
  • 61 démolies
  • 180 transformées pour de nouvelles utilisations
  • 129 sans usage
  • 52 aux mains de municipalités
  • 79 fermées

«Un peu partout au Québec, des projets ont transformé des églises en condos, en restaurants, en salles communautaires ou de spectacles. Malgré ces quelques succès, le patrimoine religieux est menacé de disparition, selon une récente enquête du Conseil du patrimoine religieux. Au cours des quatre dernières années, l’organisme paragouvernemental a répertorié les lieux de culte menacés de fermeture, de vente, de transformation ou de démolition.»

«L’enquête révèle un point de bascule en 2014: 190 églises n’ont pas trouvé de nouvelles fonctions, pendant que 180 autres ont été transformées en bâtiments polyvalents, communautaires, culturels ou résidentiels. Le nombre de démolitions a doublé durant la période pour atteindre 61 cas depuis mai 2012. Quelque 129 édifices restants sont jugés sans usage, pour lesquels il n’y a aucune démarche, projet ou acquéreur potentiel connu. De ce nombre, 79 lieux sont fermés et 42 à vendre.

«L’an dernier, nous avons vu une accélération incroyable du phénomène avec 433 bâtiments qui ont changé de vocation. C’est 17 % de toutes les églises du Québec qui prennent une nouvelle vocation. C’est ce qui fait qu’elles servent encore», explique Denis Brodeur, chargé de projet du Conseil du patrimoine religieux.


Depuis 2012, 52 églises sont aux mains des municipalités, ce qui représente la seule catégorie d’acheteurs en croissance, leur nombre ayant doublé en 30 mois.

  • «Avec la chute draconienne des pratiquants et du paiement de la dîme par les citoyens, des factures de chauffage de 40 000 $ par année, des réparations multiples du bâtiment et des frais d’électricité qui ne cessent d’augmenter, plusieurs fabriques vivent des déficits importants et ne sont plus capables d’entretenir les églises.»
  • « Dans la municipalité de L’Islet, une des trois églises a été vendue puis démolie pour faire place à un stationnement. Ce stationnement rapportera des taxes à la municipalité, tandis que l’église n’en versait pas. »


jeudi 27 août 2015

Désacralisation du mariage & capitalisme

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« Littéralement amoureux du fameux sandwich du Colonel Sanders dans lequel les deux pains sont remplacés par des morceaux de poulet frit, le jeune verdunois a poussé l’audace jusqu’à s’unir à celui-ci. »
 
   
 
 

lundi 29 juin 2015

Cathédrale de Chicoutimi: Agression physique contre un prêtre.


«Le prêtre qui célébrait la messe dominicale à la cathédrale de Chicoutimi, hier, a été agressé physiquement en pleine célébration. Un individu qui hurlait s'est rendu dans le choeur de la cathédrale et a tiré sur l'étole du prêtre. Ce sont des paroissiens qui ont réussi à maîtriser l'homme avant que les policiers arrivent.

L'abbé Gaston Boulianne se préparait pour la consécration. Tout s'était déroulé rondement jusque-là. Quelque 150 fidèles étaient présents. Puis, un homme s'est rendu jusqu'à l'abbé en criant.

«Je ne pouvais pas croire que j'étais à Chicoutimi, affirme la paroissienne Ginette Tremblay. Nous n'entendions pas bien, mais on m'a dit qu'il a crié ''Donne-moi ton étole, je vais la faire, la consécration''. Il était plus grand que le prêtre. (...) Évidemment, avec tout ce que je lis dans les journaux, j'ai pensé que c'était un acte terroriste. On y a tous pensé. Plusieurs personnes se sont même sauvées!», affirme Ginette Tremblay.

L'appel au 9-1-1 a été logé à 10h20.

«L'individu s'est approché de l'autel et a tiré sur la soutane du prêtre, explique le lieutenant-responsable de la Sécurité publique de Saguenay, Dominic Larouche. Pour l'instant, la drogue ne semble pas être en cause, mais on parle peut-être de quelqu'un ayant un état mental perturbé. Il est âgé entre 30 et 40 ans, mais il n'a pas encore été identifié puisqu'il n'a pas de pièce d'identité sur lui.»

L'homme sera accusé d'avoir commis des voies de fait à l'endroit d'un ministre du culte.

«Il était en détresse et gesticulait beaucoup, soutient le paroissien Paul-Armand Girard. Le prêtre a été pris au dépourvu, abasourdi. C'est la première fois que je vois ça.» (...)»


«L'individu, DAVID LITVAK, 38 ans, de Chicoutimi a comparu ce matin. Il est accusé d'avoir volontairement troublé un office religieux, de voies de fait, d'entrave au travail des policiers, et d'avoir gêné ou tenter de gêner un membre du clergé. Cette dernière accusation est passible de deux ans de prison.

L'accusé a recommencé à tenir des propos décousus ce matin devant le tribunal. Le juge l'a donc envoyé en évaluation psychiatrique.

Il sera de retour en la cour vendredi.»

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lundi 22 juin 2015

Sainte-Madeleine: 17 pierres tombales renversées

22 juin 2015

Source

«Le cimetière de Sainte-Madeleine a été victime d'actes de vandalisme: 17 pierres tombales ont été renversées dans la nuit de vendredi à samedi. Une d'entre elles a même été brisée.
Pour l'heure, l'église et de la police n'ont aucun suspect et témoin en vue. L'enquête de la Sûreté du Québec est toujours en cours.»

«Samedi midi, plusieurs personnes se rendaient déjà sur place pour constater si la pierre tombale de leur proche avait été mise à l'envers. «Entre autres, j'ai vu hier (dimanche), une personne un peu abasourdie. […] Il y a beaucoup d'émotions autour de ça», raconte M. Jodoin.»

«Les pierres tombales sont de la responsabilité des familles et non du cimetière. Ainsi, les familles auront à payer pour les travaux. Pour amoindrir les coûts, le curé Jodoin entend proposer aux familles de se réunir pour faire appel à une même firme qui redressera les pierres tombales dont le poids est assez lourd. «Il y a des pierres qui pèsent une demi-tonne», note le prêtre.»


samedi 20 juin 2015

Graffiti haineux et appel à la violence : «Brûlons les églises !»



Silence des médias sur le gigantesque acte de vandalisme haineux et christianophobe appelant à brûler les lieux de cultes chrétiens sur la rue Hochelaga (tout près d'une mosquée), à Montréal. Quand on pense qu'un simple petit autocollant «0% halal, 0% cachère, 100% Québécois» (ce qui est très loin d'être un appel à brûler les mosquées et les synagogues)  apposé sur un banal lampadaire cause un scandale médiatique ...




Québec: Vol de vin de messe et d'objets de culte

Source

«Un homme de 35 ans a été arrêté au bureau diocésain de l’archevêque de Québec dans la nuit de lundi à mardi après avoir volé du vin de messe et des objets de culte.»

Vers 0 h 35, les policiers de Québec se sont rendus au bureau diocésain du boulevard René-Lévesque après que le système d’alarme de l’immeuble eut été déclenché. Sur place, ceux-ci ont d’abord constaté qu’il y avait eu introduction par effraction et ont donc ratissé le secteur pour tenter de retrouver un suspect.

(...)

Le suspect, Alexandre Giroux, avait en sa possession des bouteilles de vin de messe ainsi que des cierges et des chandeliers lorsqu’il a été arrêté.

Ce dernier a donc été accusé de vol, d’introduction par effraction ainsi que de possession d’outils de cambriolage hier après-midi devant la cour municipale. L’individu de 35 ans n’en est pas à ses premières accusations en matière d’introduction par effraction, en 2013 il a été condamné à 125 heures de travaux communautaires et à une probation de
deux ans pour le même type de crime.»

jeudi 4 juin 2015

Vandalisme au cimetière Saint-Charles de Québec


Près de 200 pierres tombales et monuments profanés au cimetière Saint-Charles dans la nuit du mercredi au jeudi 4 juin 2015. Une agression sans précédent.

L’un des plus grands cimetières de la ville de Québec, le Cimetière Saint-Charles, a vu plus de 200 de ses pierres tombales être fracassées ou couchées au sol. Sans oublier un caveau ouvert. La zone touchée longe la rivière Saint-Charles à l’est du cimetière. Les familles concernées par les actes de vandalisme seront contactées et accompagnées par le cimetière.

C’est le contremaître, Robert Julien, qui en a fait la triste découverte, jeudi, en faisant sa tournée matinale. «C’est du vandalisme assez majeur. Ça fait 25 ans que je suis là et je n’ai jamais vu ça», se désole-t-il. «Je suis révolté. Notre travail, c’est de garder les lieux propres et beaux...»

Les policiers de Québec, informés de la situation ce matin, se sont déplacés sur les lieux pour récolter des informations sur une scène désormais considérée comme une «scène de crime».

M. Julien montre une pierre face contre terre, toute en granite noir, «qui doit faire 200 livres au pied cube». D’autres ont été renversées alors qu’elles étaient profondément enfoncées dans le sol, ce qui lui fait dire qu’il y avait certainement plusieurs vandales.

Le Diocèse de Québec «troublé» face à un fait très rare

Le Diocèse de Québec dénonce fermement les actes de vandalisme perpétrés. «L’ampleur des dommages est sans précédent pour un cimetière à Québec », a commenté l’abbé Marc Pelchat, nouveau vicaire général du diocèse. « La mémoire des femmes et des hommes qui nous ont précédés relève du domaine du sacré. Nos pensées et prières accompagnent tout particulièrement les familles touchées par ces actes que nous nous devons de dénoncer collectivement », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que des pierres tombales sont profanées dans ce cimetière. La sécurité est-elle adéquate? L'abbé Gingras répond: «Je suis contre le fait qu’on doive s’emmurer pour éviter les comportements de gens qui n’ont aucun respect. Même si on mettait des barbelés... ce n’est pas une question de sécurité, mais une question d’éducation».

jeudi 7 mai 2015

Profanation du cimetière de Granby

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(Granby) Des voleurs sans scrupule ont dérobé 29 plaques funéraires en bronze au cimetière des Résidences et jardins funéraires Bessette de Granby. La police demande l'aide du public pour résoudre ce vol qui grimpe à 50 000 $.

Cet important vol aurait été perpétré entre le lundi 20 avril, 21h, et le mardi 21 avril, 11h30, sur le terrain de l'institution, rue des Colombes à Granby. «Afin de voler les plaques de bronze, les malfaiteurs ont dû soulever chacune des bases de granit du sol et dévisser les écrous», explique l'agent Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. Le ou les voleurs se sont emparés de 28 plaques de format 12 pouces par 21 pouces et demi ainsi que d'une plaque de 24 pouces par 36 pouces et demi.

Des dépouilles reposent à ces endroits depuis une vingtaine d'années et M. Laliberté précise qu'il s'agirait du premier événement du genre à survenir sur le terrain. Aucune mesure de surveillance, mis à part des rondes policières occasionnelles, n'est en place. «Nous allons prendre des moyens supplémentaires pour pas que ça se reproduise», poursuit-il.

Guy Rousseau précise qu'aucun autre vol similaire ne s'est produit dans un cimetière de Granby. Il souligne toutefois que depuis la flambée des prix de métaux, des vols de métaux, tel le cuivre, sont fréquents.

Une enquête policière a été instituée par le Service de police de Granby. En volant ces plaques et en causant des dommages aux sépultures, les malfaiteurs ont atteint directement les familles des défunts. «On fait appel à la population parce qu'outre les pertes matérielles, les familles sont touchées. On touche aux sentiments reliés à des personnes importantes. Les familles doivent revivre un certain deuil», indique l'agent Guy Rousseau. «Si les gens [qui ont fait ça] réalisaient deux minutes ce que ça fait aux familles…», enchaîne M. Laliberté.

mercredi 29 avril 2015

La cathédrale de Rimouski fermera ses portes au culte

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(Rimouski) La cathédrale de Rimouski ne sera plus un lieu de culte. Plutôt que de la faire démolir, la fabrique préférerait la donner et qu'elle change de vocation. Si tel est le cas, il faudra trouver 5 millions $ pour la rénover.

Le comité Cathédrale 1862, mis sur pied pour la sauvegarde du bâtiment patrimonial situé au cœur de Rimouski, invite cinq partenaires dont la participation sera essentielle à la faisabilité du projet : l'archevêché, la fabrique Saint-Germain, la Ville, les gens d'affaires et les citoyens de Rimouski. «S'il manque un partenaire, ça ne pourra pas fonctionner», insiste le président du comité de sauvegarde, Louis Khalil.

Si le projet de partenariat devait échouer, la fabrique n'aura d'autre choix que de la faire démolir. «Ce ne serait pas souhaitable, souligne la responsable des communications de Cathédrale 1862, Chantal Pilon. La cathédrale est le bâtiment emblématique de Rimouski.»

La fabrique Saint-Germain, qui en est propriétaire, n'a pas les moyens de la faire rénover, ni même de l'entretenir puisqu'elle accumule, depuis six ans, un déficit qui atteint aujourd'hui plus de 700 000 $. Pour sauver l'édifice, elle accepte qu'il change de vocation et qu'il soit transféré à un organisme à but non lucratif qui poursuit un objectif communautaire.
En 1965, le nombre total des prêtres du diocèse - comptant les religieux - s'élevait à 365 pour 119 paroisses. Avec une population catholique de 183 018 âmes, chaque prêtre avait charge de 501 fidèles. Pour les sœurs, elles étaient au nombre de 1472.

De nos jours, le diocèse de Rimouski compte 32 prêtres actifs pour 104 paroisses (moyenne d'âge de 62 ans), 14 diacres et 16 agents de pastorale. Les prêtres non-retraités sont au nombre d'un pour 4594 fidèles. Les vocations féminines se chiffrent à 564.


vendredi 24 avril 2015

Pangéa: l'abandon de nos rites funéraires

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«Alors qu'il s'apprête à céder le contrôle du Cirque du Soleil, Guy Laliberté prépare discrètement son prochain projet, Pangéa, qui a l'ambition de transformer les rituels entourant le décès d'une personne, a appris La Presse. M. Laliberté espère lancer son projet à temps pour le début des fêtes du 375e anniversaire de Montréal, au début de l'année 2017.»


samedi 18 avril 2015

Québec Solidaire vise le crucifix à l'Assemblée nationale

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L'occasion de sortir le crucifix de l'Assemblée nationale, selon QS

« Le jugement de la Cour suprême qui sonne le glas de la prière au conseil municipal de Saguenay est l'occasion de sortir le crucifix du Salon bleu de l'Assemblée nationale, selon Québec solidaire.

«Si l'on veut respecter la liberté de conscience et de religion des gens, et la liberté de conscience, je vous rappelle que ça inclut aussi l'athéisme, je pense qu'un crucifix au-dessus de la tête du président de l'Assemblée nationale n'a pas sa place», a soutenu mercredi la députée solidaire Françoise David.»

mercredi 15 avril 2015

Saguenay perd son procès contre le mouvement Laïque

Québec – Comme annoncé, la Cour suprême a rendu son jugement dans l’affaire qui opposait le Mouvement laïque québécois à la ville et au maire de Saguenay.
Hélas, le laïcisme l’a emporté. La prière à l’Hôtel de ville ne sera plus permise en raison d’un jugement unanime de la Cour suprême. La Cour conclut que, analysée dans son contexte, la prière récitée par le conseil municipal en violation du devoir de neutralité de l’État engendre une distinction, exclusion et préférence fondée sur la religion, soit l’athéisme sincère du plaignant, qui, conjuguée aux circonstances entourant sa récitation, fait des séances un espace préférentiel favorisant les croyants théistes.
Le maire Jean Tremblay a indiqué par voie de communiqué qu’il réagira à la décision jeudi, à 10h30.


La Ville de Lévis emboîte le pas

C'est en début d'après-midi, quelques heures suivant le jugement de la Cour suprême, que le maire de Lévis annonce que sa ville cessera la prière, afin de la remplacer par une minute de silence. Rappelons que le concept de la minute de silence provient des idées promues par les loges de la franc-maçonnerie.


Portée du jugement

Par contre, le juge Clément Gascon écrit dans le jugement que «si, sous le couvert d'une réalité culturelle, historique ou patrimoniale, l'État adhère à une forme d'expression religieuse, il ne respecte pas son obligation de neutralité».

Allons-nous bientôt assister à la censure du Ô Canada, à la suppression de la croix blanche et des 4 fleurs de lys du drapeau de notre province, au changement de nom de nos villages et de notre majestueux fleuve? 

Nous sommes dans notre droit de nous interroger sur ce que sera demain le Québec et son identité.

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Source

«Il est important de savoir reconnaître nos valeurs comme Québécois et de les défendre», a proclamé le maire après avoir mentionné « Nous sommes tous, en quelque sorte, des fils et filles de Marie de l'Incarnation, de Maisonneuve, de Jeanne-Mance.»


Il enjoint «les vrais québécois» ainsi que le gouvernement du Québec à «se tenir debout» et à défendre les symboles historiques et cultures qui leur sont propres. «On a la plus belle devise au monde, Je me souviens. Il faut savoir se tenir debout pour nos coutumes, nos traditions, sinon, tout s’effrite», a déclaré M. Tremblay.

mercredi 1 avril 2015

Profanation de l'église de Sainte-Perpétue

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Des objets religieux utilisés lors du culte ont été volés dans la nuit de mardi à mercredi à l'église de Sainte-Perpétue, dans le Centre-du-Québec.

La Sûreté du Québec (SQ) affirme que le ou les voleurs se sont introduits par effraction dans l'église pour s'emparer d'objets sacrés, soit deux calices, dont un ornementé, une patène et un plateau à burette. Le montant du vol s'élève à plus de 5000$.
Cet événement indigne - devenu "normal" en 2015 - s'ajoute à la longue liste des églises profanées dans l'indifférence au Québec. Voir notre carte des gestes anti-catholiques au Québec.

mercredi 25 mars 2015

Le déficit atteint les cimetières


(Trois-Rivières) Il n'y a pas qu'au chevet des églises qu'on se presse inquiet. Les cimetières, gérés par des bénévoles vieillissants, réclament aussi qu'on se préoccupe de leur sort, compte tenu de la désaffection des fidèles et du changement des coutumes.

La réflexion est lancée dans le diocèse de Trois-Rivières où 14 des 57 cimetières sont déficitaires. «Le déficit moyen est d'un peu plus de 2300 $, précise Lise Filteau, coordonnatrice de la pastorale d'ensemble. Quant aux 43 autres cimetières, ils ont un excédent annuel. Pour le moment, ce n'est pas quelque chose de problématique.»

Du côté de l'Association des cimetières catholiques romains du Québec (ACCRQ), on a commencé à se préoccuper de la santé financière des cimetières il y a 25 ans déjà alors que les évêques avaient demandé aux fabriques de préciser les coûts réels de leur gestion.

«C'est là qu'on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas suffisamment d'argent prévu à long terme», raconte Monique Morin, présidente de l'ACCRQ. C'est sûr que le réveil a été brutal.»

«Autrefois, 100 % des revenus des cimetières allaient aux fabriques, note Mme Morin. On ne se posait pas de questions. Mais il ne faut pas se le cacher, ces revenus permettaient à peine aux cimetières de survivre.»

Avec la fermeture d'églises et les fusions de paroisses est apparu un nouveau phénomène: la fusion des cimetières. Shawinigan l'a fait il y a plusieurs années. Le secteur de Cap-de-la-Madeleine s'apprête aussi à former une corporation avec les cimetières Sainte-Marie Madeleine, Sainte-Famille et Saint-Louis-de-France. En juin, le nouvel organisme devrait être fonctionnel.

Avec le changement des coutumes, arrive aussi des individus ou des familles qui ne veulent plus payer pour l'entretien des lots, ce qui amène inévitablement le problème de la survie des monuments funéraires. Si le problème n'est pas encore criant en Mauricie, Monique Morin signale que des cimetières au Québec, souvent dans les grandes villes mais aussi parfois à la campagne, ont été obligés de faire «du ménage», c'est-à-dire de retirer des monuments, parfois très anciens, au grand dam des historiens.

mercredi 18 mars 2015

Le milieu des affaires se prononce sur l'avenir des églises du Québec

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L’avenir des églises faisait partie des enjeux couverts par le Colloque Québec 2050 organisé cette semaine à l’Université Laval par l’Institut de développement urbain du Québec (IDQ). Un sondage Léger réalisé pour l’occasion permet notamment de connaître le point de vue des gens d’affaires de la région de Québec sur la question.
Commandé par l’IDQ et la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, le sondage Léger a été réalisé auprès de 505 gens d’affaires de la région entre le 13 et le 20 février 2015. Il aborde notamment les enjeux liés au transport, au développement résidentiel, industriel et technologique, et au développement durable de Québec. Il invitait également les répondants à se prononcer sur le patrimoine, et plus précisément sur l’avenir des églises.
« Au cours des prochaines années, plusieurs églises continueront à éprouver des problèmes de fréquentation, c’est une tendance lourde, présente la question. Quels types d’usages devraient être priorisés dans ces édifices ? »
Les répondants pouvaient se prononcer en faveur de plusieurs possibilités.
Les lieux publics (67 %) et communautaires (53 %) sont les deux réponses les plus populaires. Viennent ensuite les logements privés (30 %), les bureaux (29 %), le logement social (26 %), les condos (25 %) et les hôtels (11 %). Seuls 4 % des répondants ont retenu l’option « lieu de culte pour d’autres religions ».
Contexte provincial
L’automne dernier, le Conseil du patrimoine religieux du Québec faisait état d’une accélération « sans précédent » des transformations des lieux de culte dans l’ensemble de la province. En fait, la rapidité avec laquelle on ferme ces bâtiments est désormais plus grande que la capacité à leur trouver une nouvelle fonction. Depuis 2011, le Conseil évoquait une moyenne de 45 mutations par année. Il révélait également que le rachat des lieux de culte se fait essentiellement par les municipalités et le secteur privé.
Le colloque et le sondage surviennent alors que plane sur Québec la menace de fermeture de l’une de ses principales églises, le joyau patrimonial qu’est l’église Saint-Jean-Baptiste. La fermeture souhaitée par la paroisse financièrement à bout de souffle doit encore être validée par l’archidiocèse de Québec.


Une déclaration du maire mal reçue
Lors de l’annonce en février de la fermeture probable, Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire au diocèse de Québec, confiait qu’il aimerait voir les pouvoirs publics s’en mêler. Il affirmait qu’une approche auprès de la Ville de Québec fait partie de la stratégie envisagée pour sauver Saint-Jean-Baptiste.
Le diocèse de Québec a donné des sommes considérables à l’église patrimoniale au cours des dernières années pour lui venir en aide. L’an dernier, c’est un soutien de 90 000 $ qui a été octroyé. Cette année, ce soutien aurait été de 100 000 $.
Or cette semaine, le maire de Québec, cité par le journal Le Soleil, laissait entendre que le patrimoine doit être économiquement viable. « L'argent public ne peut pas tout faire en patrimoine. [...] Les églises, ce n'est pas la business de la Ville, c'est la responsabilité du diocèse », a-t-il déclaré au quotidien.
Une déclaration qui a horripilé le curé de Saint-Jean-Baptiste, l’abbé Pierre Gingras.
« Ça montre l’intérêt de la ville. Mais venant du maire, ça ne me surprend pas. En revanche, si ce n’est pas la ''business de la Ville'', j’espère qu’elle ne se mêlera pas de nos affaires quand viendra le temps de liquider l’église… », rétorque-t-il.

samedi 14 mars 2015

Églises du Québec: 72 cas de changement d'usage en 2014!


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« Alors que les fermetures, les mises en vente et les démolitions des édifices religieux au Québec se multiplient, près de 200 bâtiments n’ont pas trouvé de nouvelle fonction pour assurer leur avenir. “Ce sont des tendances inquiétantes qui annoncent de lourdes pertes”, met en garde dans son dernier bulletin d’information le Conseil du Patrimoine Religieux du Québec (CPRQ) basé à Montréal. »

«Le Conseil du Patrimoine Religieux précise qu’au 6 novembre 2014, 72 cas de changement d’usage avaient été recensés pour l’année en cours. C’est ce que révèlent les derniers résultats de l’enquête du CPRQ sur la situation des lieux de culte en mutation, dévoilés à l’occasion du dernier Forum sur le patrimoine religieux.»


mercredi 25 février 2015

L'église de l'Ascension-de-notre-Seigneur convertie en salle multifonctionnelle

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(Municipalité de l'Ascension-de-notre-Seigneur)
L'église de l'Ascension-de-notre-Seigneur changera de vocation pour devenir une salle multifonctionnelle d'ici quelques mois. Le lieu de culte sera cédé aujourd'hui à la municipalité, pour la somme symbolique de 1 $.

La ville investira près de 1,5 million $ pour convertir cet édifice, qui continuera toutefois d'offrir des services religieux. En effet, des messes, des mariages et autres célébrations chrétiennes se tiendront encore dans ce futur édifice municipal qui accueillera diverses activités, dont des cours de sport, des conférences ou des fêtes familiales. La caisse Desjardins déménagera également son point de service à l'intérieur de l'église. 

La nef sera partagée entre tous les utilisateurs. Mais l'annexe où se trouve la sacristie sera entièrement réservée à la fabrique qui payera un loyer pour cette portion des lieux.
« On doit séparer l'État du religieux. Donc, on va réserver une place uniquement pour eux. Mais la fabrique pourra louer la nef si elle le souhaite », précise le maire Louis Ouellet.

« Si rien n'était fait, une fermeture aurait pu arriver dans quelques années. On ne voulait pas perdre les activités de culte et surtout ne pas laisser l'église se dégrader au fil du temps. Et si elle fermait, qui serait intéressé dans le privé à la récupérer? Ça m'étonnerait qu'un promoteur souhaite faire des condos à L'Ascension »

Le registre pour le règlement d'emprunt se tiendra le 23 mars prochain. Si tout se déroule comme prévu, les travaux débuteront en juin pour se terminer en septembre.

vendredi 20 février 2015

L'église Saint-Jean-Baptiste fermera ses portes le 24 mai

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(Québec) L'église Saint-Jean-Baptiste fermera officiellement ses portes le 24 mai. L'assemblée de fabrique demandera à l'Archevêque de Québec de fermer l'édifice datant de 1882 pouvant accueillir près de 2100 fidèles.

«Cette décision a été prise en raison de la situation financière déficitaire de la fabrique et de l'importance des coûts liés à l'entretien de cette église», peut-on lire dans un communiqué publié sur le site des paroisses Saint-Jean-Baptiste et Saint-Dominique. 

«Depuis 15 ans, plusieurs personnes et comités ont tenté, en vain, de trouver des solutions pour assurer la viabilité de ce magnifique édifice, coeur de la vie spirituelle et communautaire du quartier. Malheureusement, les contraintes liées, par exemple, à l'absence de stationnement et à la classification historique de l'édifice se sont toujours avérées des obstacles décisifs aux idées proposées.» 

Le gouvernement du Québec a lui-même classé l'Église Saint-Jean-Baptiste comme monument historique en 1991. À partir du moment où un monument est classé, le gouvernement a une responsabilité patrimoniale envers celui-ci. L'orgue de l'église est aussi classé bien culturel. Depuis une vingtaine d'années, environ 6 M$ ont été mis sur l'église pour des réparations.

«On a fait tous les paliers de gouvernement, on fait régulièrement des démarches. Tout le monde s'entend sur la beauté et la préservation du bâtiment, mais quand vient le temps de mettre la main dans les poches, c'est une autre problématique», rapporte l'Abbé Gingras. Il admet recevoir des subventions du gouvernement de temps à autre, mais les montants sont dérisoires pour réussir à maintenir en état un tel édifice.

«Ça ne tombera pas, un bâtiment de cette grandeur-là, mais il faut l'entretenir de façon régulière sinon les problèmes deviennent de plus en plus gros et après c'est encore plus cher», rappelle l'homme d'Église.

Le curé déplore l'indifférence face à tout ce qui est religieux et qui a pourtant fait l'histoire du Québec. «Plutôt que d'être fiers de tout ce que l'église a fait, on a mis l'accent sur tout ce qui était allé de travers, mais on oublie que l'église était à l'origine des soins de santé, de l'éducation, des loisirs. L'église est pourtant encore un lieu d'accueil et d'aide», rappelle-t-il.

Rappelons que récemment l'abbé Pierre Gingras, prêtre en charge, avait dénoncé notre patrimoine qui se meurt dans l'indifférence totale. L'église du patron des Canadiens-français, saint Jean Baptiste, ferme ses portes: faut-il y voir un signe?


MISE À JOUR 21 février:

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(Québec) Au lendemain de l'annonce de la fermeture de l'église Saint-Jean-Baptiste, la Ville de Québec refuse de jeter l'éponge et demande aux parties en présence de se réunir afin de s'entendre sur un projet porteur qui assurerait la survie de ce lieu de culte patrimonial.

La Ville aurait d'ailleurs récemment proposé une vocation alternative à l'église, proposition qui aurait été rejetée par le ministère de la Culture, selon Mme Lemieux. L'idée était de transformer l'espace en énorme salle de réception, sur le modèle de la chapelle du Musée de l'Amérique francophone, comme le décrit le curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Pierre Gingras.

Pour sa part, le curé Pierre Gingras dit ne pas avoir reçu d'échos positifs de la part du gouvernement en ce qui a trait au projet de transformation du bâtiment, construit en 1882. 

Aux yeux de l'évêque auxiliaire de Québec, Mgr Gaétan Proulx, cette annonce de fermeture est un «cri d'alarme» lancé par la paroisse pour «réveiller les alentours». Ce à quoi Pierre Gingras, plutôt défaitiste, répond : «ça fait longtemps qu'on crie.» 

«Mais dès que c'est religieux, tout le monde devient frileux», ajoute-t-il. «Nous, on ferme parce qu'on n'est plus capables.»

dimanche 15 février 2015

Fermeture de la faculté de théologie à l'Université de Sherbrooke

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La Vérité dans la charité
La décision de la direction de l'Université de Sherbrooke de fermer la faculté de théologie et d'études religieuses en transférant ses programmes dans un centre universitaire multidisciplinaire a provoqué des réactions dans notre milieu, surtout de la part des étudiantes et étudiants directement concernés. Ils ont été profondément déçus, comme bien d'autres, que leur université tant vantée pour sa culture de proximité et de souci des personnes n'ait pas eu le réflexe de les faire participer à une décision aussi lourde de conséquences pour leur propre avenir.

Ce qui pose une autre question fondamentale, sur l'identité de l'Université de Sherbrooke : peut-elle maintenir son statut, unique au Québec, d'université catholique, offrant une formation en théologie? Devra-t-elle réviser et renégocier sa charte et ses statuts? Mais plus grave encore, une telle décision, que l'on justifie par des impératifs budgétaires, constitue une sorte de pied de nez à ses origines et à son histoire. Cette université sexagénaire est issue de la volonté et de la ténacité des religieux et prêtres du temps, qui n'ont jamais vécu leurs engagements en fonction d'une logique comptable, dans la gratuité. On n'a peut-être pas pesé la portée historique et symbolique d'une telle décision.

Le fait de faire disparaître la théologie du paysage universitaire de Sherbrooke devient le symbole de toute notre société, qui a peu de souci de sa fibre spirituelle et religieuse et se plaint de l'envahissement d'autres systèmes de croyances. Le désert croît, disait Nietzsche. Pourtant, le contexte actuel plaide pour une solide formation dans le territoire religieux et théologique, à la fois dans la lucidité face aux enjeux nouveaux et dans la fidélité à un héritage riche de sens. Prononcer la mort de la théologie, à moyen et long terme, c'est un recul pour la culture, qu'on soit croyant ou non.

La faculté de théologie et d'études religieuses de l'Université de Sherbrooke fermera ses portes le 1er mai.

Pour rappel: L'Université de Sherbrooke a été créée le 4 mai 1954. Elle est issue du Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke, dont elle s'est détachée physiquement et administrativement en 1960. Ses trois premiers recteurs furent des ecclésiastiques. L'Université de Sherbrooke fut fondée par Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, qui porta à terme le rêve inachevé de son prédécesseur, Mgr Philippe Desranleau.

mardi 10 février 2015

L'église Saint-Philippe bientôt démolie

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(Trois-Rivières) Après des semaines à se consacrer au retrait de l'amiante des murs de l'église Saint-Philippe, l'entreprise chargée de sa démolition devrait finalement débuter la semaine prochaine le démantèlement de la structure de l'ancien bâtiment religieux.

La démolition de la structure pourrait alors, si tout va bien, s'amorcer dès la semaine prochaine.

Les cloches de l'église avaient été prélevées il y a quelques temps. Elles sont pour l'instant conservés chez un collectionneur de Rivière-du-Loup.

Mise à jour:

La dernière étape conduisant à la disparition de l'église Saint-Philippe s'amorcera mercredi. Après avoir retiré les clochers et enlevé l'amiante à l'intérieur de l'ancien temple catholique, l'entreprise CFG Construction commencera à démolir la bâtisse.

Le chantier devrait prendre fin au début du mois de mars.

lundi 2 février 2015

L'abbé Pierre Gingras dénonce notre patrimoine qui se meurt

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(Québec) Sans une aide gouvernementale, l'abbé Pierre Gingras ne voit pas comment la fabrique Saint-Jean-Baptiste pourrait sauvegarder son église qui nécessite 10 millions $ en travaux de rénovation. Un large pan de notre patrimoine religieux se meurt dans l'indifférence, dénonce-t-il.

À l'heure du débat sur la laïcité, le religieux estime que la société québécoise ne fait que recueillir ce qu'elle a semé. «Le gouvernement s'en lave les mains. Saint-Charles de Limoilou est fermée et ce n'est qu'une question de temps avant que d'autres églises ferment à leur tour. On a développé au Québec une profonde allergie à l'égard de tout ce qui est religieux. Il faut maintenant vivre avec les conséquences de nos choix. Que voulez-vous, on préfère investir 400 millions $ dans un amphithéâtre.»

La situation est la même partout dans la province. On ne compte plus les églises fermées, détruites ou réaffectées.

samedi 31 janvier 2015

La présence de la Bible au palais de justice remise en question

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(Québec) Les crucifix ont disparu des murs, mais on trouve encore dans les salles d'audience des palais de justice du Québec des bibles sur lesquelles les témoins peuvent prêter serment. Faudrait-il les retirer, au nom de la laïcité?

«La pratique est acceptable dans la mesure où il y a une option. On peut jurer sur la Bible ou faire une déclaration solennelle», dit celui qui a aussi travaillé comme analyste-expert et rédacteur pour la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement de la diversité culturelle et religieuse.

Sauf qu'au Québec, on ne trouve que la Bible dans les salles d'audience. Si un témoin souhaite poser la main sur un autre texte religieux, on lui offrira simplement de faire une affirmation solennelle.
«Il est là le problème, remarque M. Maclure. Si on permet aux témoins chrétiens de jurer sur la Bible, il faudrait aussi permettre à ceux d'autres confessions qui le désirent de prêter serment sur le livre de leur choix. L'option devrait leur être offerte. Soit on retire les symboles religieux, soit on les pluralise.»

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) réclame depuis longtemps que la Bible soit retirée des palais de justice. «Qu'arrive-t-il si des gens d'autres confessions désirent jurer sur leur livre sacré? Ça devient compliqué», disait en mars 2010 la professeure de philosophie au Collège Ahuntsic Marie-Michelle Poisson, alors présidente du MLQ, en entrevue au quotidien Le Droit.

Au palais de justice de Québec, une juge de la chambre criminelle, Chantal Pelletier, refuse que les témoins qui se présentent devant elle prêtent serment sur la Bible. Seule l'affirmation solennelle est autorisée. 

mercredi 28 janvier 2015

Projet de démolition de l'église saint François d'Assise de Limoilou

Vu dans le Soleil de Québec du 13 janvier 2015.

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« Un promoteur de Québec démontre de l'intérêt pour l'église Saint-François d'Assise, dans Limoilou, qui est fermée depuis 2012. S'il s'en porte acquéreur, il la démolira pour faire place à un édifice à logements de 10 étages.

Mais avant tout, l'entreprise souhaite connaître les intentions de la Ville de Québec, explique Daniel Renaud, responsable du développement de projet chez Drolet Construction. «L'église ne sert plus. Et elle est très bien située. On prend des informations auprès de la Ville pour savoir quelles sont les ouvertures et ce qu'on pourrait faire si on faisait l'acquisition de l'église», confie-t-il au Soleil.
Les discussions sont présentement au stade «préliminaire». «Si la commission d'urbanisme décrète qu'on ne peut pas démolir l'église, nous, on ne transformera pas l'église. Cette église-là est maganée et la meilleure chose qui pourrait lui arriver serait qu'elle soit démolie parce que ça commence même à être dangereux.»

L'opportunité de développer dans le secteur est alléchante, souligne M. Renaud, car le quartier est très prisé, notamment par les jeunes familles, remarque-t-il. Et les logements neufs s'y font très rares. «C'est un secteur intéressant.»

L'église a été fermée au culte à l'été 2012. Depuis, la Fabrique s'est départie de plusieurs objets qu'elle abritait. L'idée d'y loger un parc de planche à roulettes intérieur avait brièvement fait surface, soulevant l'intérêt du maire Régis Labeaume, mais elle n'avait pas eu de suite.

Il n'a pas été possible lundi de parler de ce projet à un responsable de la Fabrique. Mais Mgr Gaétan Proulx, de l'archevêché de Québec, a confirmé que l'église était bel et bien à vendre et que des discussions avaient cours avec les promoteurs. »

Il est à noter que l'adresse voisine de l'église loge la Grande mosquée de Québec.

dimanche 25 janvier 2015

Vente de notre patrimoine: 400+ cloches d'églises vendus!

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« 80 % des cloches se trouvent chez nous. Pourquoi le Québec ? Parce qu'on a hérité de toute notre tradition et notre histoire en provenance de l'Europe et de la France surtout. »

— Michael Rowan

Aujourd'hui, il déplore la fermeture des églises, mais aussi l'exportation de 300 à 400 cloches anciennement accrochées aux clochers d'églises québécoises vers les États-Unis et l'Amérique latine.

Mais pour M. Rowan, il y a pire. « Au cours des derniers temps - j'ai des preuves en main - certaines cloches d'églises du Québec sont parties à des fours, pour le prix du métal... c'est quant à moi scandaleux », lance-t-il.

Michael Rowan estime aussi que la relève sérieuse est difficile à trouver. Il n'y a plus qu'une poignée de spécialistes qui exercent son métier
en Amérique du Nord.

mardi 13 janvier 2015

Vandalisme à la cathédrale de Sherbrooke!

Via Observatoire de la christianophobie

«Une lectrice signale un tag tracé dans le nuit du 4 au 5 janvier sur la cathédrale catholique Saint-Michel de Sherbrooke (Québec) et des actes de vandalisme à répétition contre un autre sanctuaire de cette ville.

Ce qui est écrit est en fait plus un graffiti haineux qu’une insulte à proprement parler. Il y a deux mots en anglais, en peinture noire sur les marches de l’entrée. Le premier est le terme “preach” qui a été barré d’un grand “X”, suivi du mot “feast”, signifiant par là (du moins c’est ce que nous comprenons) que cela sera une fête lorsque toute prédication sera éliminée. Au cours des 10 dernières années, la cathédrale a reçu des menaces de mort, ce qui a contraint à fermer la cathédrale le jour (elle n’est maintenant ouverte qu’aux heures de messes et, pendant les vacances d’été, elle n’est ouverte que s’il y a un gardien). Je me souviens aussi d’être entrée un matin et de voir le présentoir des cierges renversé. Heureusement, il n’y a pas eu d’incendie. Quant au Sanctuaire de Beauvoir, sur une colline surplombant Sherbrooke, il est systématiquement vandalisé depuis quelques années. Mais personne n’en parle. On dirait que ces actes christianophobes sont un sujet complètement tabou. Je ne comprends pas très bien pourquoi.»